Dans ces négociations institutionnelles, les partis Flamands, la NVA de Bart De Wever en tête tenteront une nouvelle fois de passer en force en réclamant la scission de l’arrondissement de BHV avec un minimum de concessions.
On peut déjà leur affirmer qu’ils peuvent oublier ce scénario. Ils viendront avec la scission de BHV, dans le même temps Olivier Maingain déposera sur la table le dossier de l’élargissement de Bruxelles.
Que les Flamands acceptent d’en parler ou pas peu importe, le dossier sera là sous leurs yeux. Pourquoi les francophones devraient-ils accepter la scission de BHV alors que les Flamands ne veulent pas entendre parler de l’élargissement de Bruxelles, qui est une des priorités du FDF ?
Une priorité qui a été reprise par les autres partis francophones, même si c’est du bout des doigts pour certains. Aujourd’hui, Philippe Moureaux le vice-président du PS affirme que cet élargissement est une véritable réalité géopolitique.
Et quand on entend des ministres régionaux flamands de Bruxelles s’opposer à cet élargissement (Brigitte Grouwels et Guy Vanhengel, pas Pascal Smet qui est plus réaliste) on croit rêver.
Tous les spécialistes, à commencer par les économistes, confirment que la Région de Bruxelles réduite à 19 communes est un véritable non-sens.
Que l’intérêt socio-économique de Bruxelles est de faire exploser le carcan inique qui l’étouffe lentement mais sûrement.
Et ces ministres « bruxellois » qui sont censés défendre la Région centrale, ne sont pas preneurs. De qui défendent-ils les intérêts avant tout, des Bruxellois ou des Flamands. Poser la question, c’est y répondre...

